Robert Capa disait : "If your pictures aren't good enough, you aren't close enough" : "Si vos photos ne sont pas réussies, c'est que vous n'éties pas assez près". C'est un peu pareil avec ses conviction ou plus simplement toute opinion qu'on peut avoir sur n'importe quel sujet. Il faut souvent se rapprocher.

vendredi 4 janvier 2008

Comment rater sa ballade à vélo

Tags : mylife.com

Aujourd'hui, il fait bon. 10°, c'est presque chaud pour un jour d'hiver. Et il faut éliminer les calories des repas de fête.
Vélo ? Allez, on est partant.

Un petit tour sur Google Maps pour faire un itinéraire approximatif... Voyons voir, Cintegabelle c'est à une trentaine de kilomètres, et y'a une ligne de train régional cadencée à la demi-heure pour le retour. Parfait pour se décrasser, voir du paysage, sans se tuer.

Bidon rempli, reflex en bandoulière, c'est parti !

Pech David est raide, mais c'est bon. De l'autre côté, ça descend à fond les ballons. Le chemin des étroits est agréable malgré que la circulation soit rapide. Je commence à repérer au loin une masse nuageuse qui se marie bien avec le soleil. Sur le chemin, je m'arrête quelques fois pour la photographier.

Mais le vent se lève. Et bien. Apparemment, je m'étais pas assez bien restauré au repas de midi, (il est 16h45 environ), et je commence à peiner. Je n'ai pas de susucre sous la main. Je peine pour de bon. Tant pis, je m'arrêterai à la gare de Venerque-le-Vernet. D'ailleurs un train vient juste de passer, c'est donc que le prochain est dans 30mn ; et le temps que j'atteigne la gare, je le verrai passer 20mn après.

Eh bien pas de bol, je me suis rendu compte après une grosse 40aine de minute d'attente (et le passage d'un train qui ne s'arrêta pas) qu'il y a un gros "trou" dans la desserte de cette ligne : aucun train ne passe pendant une heure à ce moment là de la journée !

J'ai pas envie de mourir gelé en attendant. Je décide donc de rentrer à vélo. Je suis un peu fatigué, alors je vais contourner Pech David et passer par la rive gauche de la Garonne, traverser à la Croix St Pierre, et descendre la rue St Michel jusqu'à ma route de Narbonne.
Ça aurait pu être une bonne idée si je n'étais pas vraiment très fatigué. Pendant les 5 derniers kilomètres, j'ai vraiment peiné, ne dépassant pas les 17-18km/h sur du plat avec le vent dans le dos. Et si je ne m'étais pas arrêté à un McDo pour ingurgiter un petit concentré de sucre et de graisse, je me demande si j'aurais survécu au vent latéral qui s'est levé peu avant que j'arrive.

Bilan : 50km, alors que je ne voulais pas en faire plus de 30. Et je me demande si le bilan < km de vélo > - < Big Mac > est bien négatif en calories...

Morale de l'histoire : ne jamais croire qu'une ligne de train française est parfaitement cadencée, et toujours avoir quelque chose de sucré sur soi quand on part faire quelques kilomètres de vélo. Sinon, le vélo et le train se vengent.

Mais, petite compensation, cette photo — que je n'ai pas encore uploadé sur flickr parce que j'ai des petits artéfacts verts/bleus dans les nuages...




:hello:

Reprise

Tags : Geek, un peu

Oui, reprise. Les billets devraient se remettre à apparaitre. Jusqu'à quand ? Personne ne le sait :p
J'ai commencé à éditer la page "à propos de ce blog", et je compte finir le tour des commentaires avant la rentrée. J'ai un billet sur le Grenelle qui traîne. Je me tâte à le poster, étant donné que j'avais commencé à la rédiger il y a presque deux mois. Mais sinon, j'ai des transports en commun et de la photo dans la file d'attente :)

Mais avant tout : Bonne année à tous ! :hello:

dimanche 7 octobre 2007

Bush et le "social"

Tags : Politique

Ces derniers mois, l'actualité en provenance des USA a été principalement envahie par la guerre civile d'Irak, les vacances de Sarkozy à Wolfeboro, et les Barbies chinoises au plomb.

On en viendrait à oublier que George W. Bush "mène" aussi une politique intérieure. Une politique sociale aussi. À ce sujet, une actualité récente, qui n'a été que très peu rapportée, mérite le détour.

Mercredi dernier, le Bush a apposé son veto à une loi qui avait été adoptée à la régulière par le Sénat et la Chambre des Représentants. Le quatrième veto depuis qu'il est président, c'est pour dire que ça n'arrive pas tous les jours. Quel est le contenu de cette loi ? Entre autres, la programmation d'une augmentation de 61 cents sur les paquets de clopes qui financerait l'aide sociale aux enfants les plus pauvres, le SCHIP. En dégageant 35 milliards de dollars sur les cinq prochaines années, quatre millions d'enfants pauvres supplémentaires auraient été rendus éligibles à SCHIP.

Une loi inique, en effet. Car pour Bush, cette loi fait avancer les USA vers un système de médecine "socialised", c'est à dire moins soumis à la concurrence que l'horreur actuelle — système très cher, géré par des entreprises privées peu régulées, qui ont laissés 40 millions d'américains sans assurance, merci Nixon. En fait, en tant que néo-conservateur, Bush a eu une attitude cohérente avec ses idéaux.
Il semble pourtant prêt à augmenter les financements du SCHIP de cinq milliards, ou peut être un peu plus vu qu'il s'agit d'enfants. Sa sollicitude le perdra, tant qu'il n'y a pas d'augmentation du prix du paquet de cigarettes. En attendant l'état de santé des Américains est déplorable.

Mais il y a probablement moyen d'en rire. En effet, des républicains se sont alliés avec les démocrates au Sénat pour obtenir une majorité des 2/3 suffisante pour faire sauter le veto. Si le veto saute effectivement , Bush n'aura réussi qu'à avoir l'air ridicule. Malheureusement, il faut procéder de même à la Chambre des Représentants ou les tractations actuelles ne permettent pas d'obtenir cette majorité.
Alors pour finir le paragraphe "rions-en", voici un p'tit extrait du Daily Show.




A+ :hello:

jeudi 4 octobre 2007

"Allez sur le trottoir d'en face, monsieur !"

Tags : Digressions - Politique

J'ai découvert dans le communiqué des Motivé-e-s du Capitole Infos de ce mois que le Collectif SDF Toulouse avait fait quelques testings et les avait mis en ligne sur dailymotion. Il y a trois vidéos de disponibles. Certes elles sont contestables sur la forme, par exemple le fait que les visages ne soient pas floutés. Ou sur le fond, parce que ce ne sont que trois vidéos qui ne sont pas franchement représentatives. Mais elles sont intéressantes car elles montrent ce qu'on ne voit jamais : la chasse aux SDF. Et ce, en plein centre ville !

La troisième vidéo, de loin la plus intéressante, montre deux vigiles décidant de faire les cow-boys et de chasser à la main un SDF faisant la manche sur le trottoir passant devant les Galeries Lafayette. Ce qui est nauséabond ce n'est peut être pas la bousculade ou le coup, mais le soutien de la hiérarchie. "Ils ont des ordres". Ordre de dégager le moindre vagabond, même s'il n'est ni agressif, ni alcoolisé, ni en bande ?

Alors messieurs et mesdames les petits chefs, micro patrons de magasins, vous en avez peut être marre d'une certaine forme de marginalité agressive, mais franchement, attaquer tous les SDF, c'est manquer terriblement d'humanité. Et ça peut vous faire peut être perdre des clients, qui sait !


Toulouse, deuxième ville étudiante de France ?

Tags : Digressions - Toulouse et alentours

Beaucoup de Toulousains en sont persuadés, Toulouse est la deuxième ville étudiante de France. C'est à dire que l'agglomération Toulousaine est la seconde agglomération française si le tri se fait en fonction du nombre d'étudiant, toute filière confondue.

Toulouse a 110.000 à 130.000 étudiants, Toulouse est la deuxième ville étudiante de France, ou la deuxième ville universitaire de France. Des exemples :
* Site de l'aéroport,
* Capitole Infos du mois d'avril 2006,
* Site de l'EGCI,
* Site de l'ENSICA,
* et même un article du Soir !,
* bref...

Eh bien, c'est... faux ! Si on fait confiance en ce document officiel du ministère de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche (merci Wikipedia), il y a à Toulouse : 97.000 étudiants, ce qui la place en troisième position Française, au coude-à-coude avec Lille, loin derrière Lyon (125.000) et bien sur Paris (590.000 !).



Voilà, c'est dit, ce petit brin de désinformation sera levé avec les années, le temps de convaincre tout le monde qu'il faut rétrograder Toulouse d'un rang dans un classement !

mardi 2 octobre 2007

Municipales 2008, ça commence

Tags : Politique - Municipales 2008

La désignation de la tête de liste issue du Parti Socialiste se fera par une élection auprès des militants toulousains. Ce processus, même des militants neuilléens de l'UMP le demandent, pour éviter le parachutage de David Martinon, chouchou de Nicolas Sakosy. Certes, à Toulouse il ne réunira pas toutes les caractéristiques pour être à 100% démocratique particulièrement au niveau du protocole des débats, du nombre de débats, et de l'écart de temps ridicule entre les deux tours (24h !!). Le calendrier décidé par la fédération favorise largement les gros candidats, qui ont une certaine notoriété et qui comptent dessus pour amasser des voix, et défavorise les petits qui ont besoins de débat pour s'exprimer et éventuellement d'alliances pour avoir plus de poids. C'est dommage.
Mais tant pis.

Mais pour ma part, j'ai déjà fait mon choix.
J'ai rencontré Christophe Lèguevaques pendant une réunion du Collectif PDU. C'est un collectif d'associations qui se mobilisent pour faire évoluer le plan de déplacements urbains de l'agglomération Toulousaine qui est notoirement faible dans sa partie mode doux et transports en commun. Christophe n'a parlé que pour expliquer l'affaire du parking du Capitole dont il s'occupait. Le reste du temps, il s'est tu, il a écouté, et il a appris, humblement. Parce qu'il savait à cette époque (il y a un an environ) qu'il avait beaucoup à apprendre dans le domaine des transports en commun. Maintenant, il a repris des parts des travaux du Collectif PDU dans son livre "Toulouse a-t'elle un avenir ?" et a ouvert des pistes de réflexion pour l'évolution des déplacements dans l'agglo pour les 15 prochaines années.

Cette méthode d'approche des problèmes m'a plu. Aller sur place, rencontrer les experts citoyens, valoriser leur travail tout en continuant à utiliser les études d'experts "conventionnels" est le meilleur moyen pour voir les réels problèmes. De même Christophe est libéré de l'emprise des courants internes au PS, ce qui lui donne une grande liberté. Il fait d'ailleurs partie de ceux qui veulent que le PS évolue, et arrête d'être grippé par les ambitions internes de courants, qui verrouillent le débat dans le Parti. Pour lui, l'essentiel, c'est un projet d'avenir avec des personnes compétentes à travers l'union de la gauche, et non pas un placement de pions dans une liste électorale permettant de s'attirer des sympathies.

Pour Toulouse, ce qu'il veut, c'est : moins de ségrégation entre les quartiers, plus de transports en commun, de marche et de vélo, et moins de voiture. Il veut que la ville ne soit plus un assemblage de projets de promoteurs, mais quelque chose de mieux planifié, plus de services de proximité. Il veut laisser plus de place à la culture sans forcément s'entêter à copier des évènements parisiens, et chercher à promouvoir la culture régionale. Il veut que l'économie de Toulouse arrête d'être basée sur des secteurs vacillants (Airbus) ou totalement artificiels (Cancéropole, Galliléo) ; il préfère les initiatives locales, l'industrie de l'environnement et de l'énergie, et l'économie quaternaire. Il veut aussi un Grand Toulouse plus élargi, afin de pouvoir gérer l'agglomération au même niveau que celui que vivent les habitants ; et se muant en communauté urbaine pour avoir plus de compétences...

Bref, pour moi c'est lui : pendant la campagne des primaires au Parti Socialiste, je soutiens Christophe Lèguevaques.

Un mot, pour finir, sur l'éléphant de la bergerie, Pierre Cohen. Il est clairement le plus connu de tous les candidats à la candidature. J'ai beaucoup d'estime pour cet homme, pour lequel j'ai fait campagne pour les législatives, et après duquel j'avais recueilli un soutien lors du combat contre la version actuelle de la LMSE avec une petite asso écolo étudiante. Mais néanmoins il n'incarne pas pour moi l'image du renouvellement du parti auquel je rêve. C'est un homme politique depuis plus de vingt ans (il accédait à un siège de conseiller régional alors que je n'étais même pas encore un ovule fécondé...). Je lui reproche une part de logement sociaux dans sa ville qui est assez faible (11%) et un plan d'urbanisme visant donner un centre à la ville arrivant bien tardivement. Ce que je trouve formidable, c'est qu'il lui a fallu une période d'hésitation très longue, plusieurs mois, avant de prendre la décision qu'il abandonnerait son fauteuil de député s'il est désigné par les militants. D'ailleurs on peut se demander s'il y croit au fond de lui quand on lit sa profession de foi :
"Enfin, je ne terminerai pas cette profession de foi sans aborder franchement la question du cumul des mandats. Les mentalités ont évolué, le cumul est rejeté par les électeurs. Ils souhaitent que leurs élus consacrent leurs forces au mandat pour lequel ils sont désignés. Ma priorité sera la ville de Toulouse et son agglomération. C'est pourquoi, je remettrai mon mandat de député entre les mains du Parti Socialiste qui décidera de l'opportunité et de la date d'une élection partielle dans la troisième circonscription. "
"Les" mentalités ont évolué, mais on croit lire que la sienne, non...

Bref...
Il reste une semaine et demi de campagne avec le vote. Après la désignation, il n'y aura pas de dissidence dans le parti, du moins je l'espère. Et je soutiendrai le candidat désigné. Qui sera Christophe Lèguevaques, bien sur !



Montoulouse.fr, le blog de Christophe Lèguevaques
L'introduction de son livre, "Toulouse a t'elle un avenir ?"

jeudi 27 septembre 2007

Autopartage à Toulouse ! | Pour une utilisation citoyenne de la voiture en ville...

Tags : Toulouse et alentours - Transports

Vous avez peut être déjà entendu parler du concept d'autopartage. Surtout si vous avez déjà été à Paris, par exemple, qui possède la première société d'autopartage qui ait été crée en France : Caisse-Commune.



Le concept est très proche de celui de Velib'/Velo'v/VelôToulouse ou tout autre système de location rapide et automatique de bicyclettes. Il s'agit de la mise à disposition d'un parc de voitures aux abonnés. Les usagers/clients payent ensuite en fonction du temps de la location et du kilométrage. Par exemple, chez Okigo (groupe Vinci), le tarif est de 4€ par heure, et de 35 centimes par kilomètre. Autre exemple, mobizen, chez qui il est question de 9€ par heure, tout compris. Evidemment, si c'est pour faire un trajet domicile-travail de 20km tous les jours, ça n'est pas spécialement avantageux. Mais quand on habite dans un endroit suffisamment dense en transports en commun, ou qu'on utilise couramment son vélo, de telle manière que la voiture reste presque toute la semaine au garage... Eh bien l'autopartage peut remplacer la possession d'une voiture personnelle ! En effet, louer une voiture autopartagée est aussi rapide et simple que louer un Velib'. La réservation (par site web ou téléphone) est immédiate, pas besoin d'un préavis de plusieurs heure comme chez les loueurs traditionnels. La voiture est presque neuve, avec tout le confort qui va avec. Et en bonus, c'est économique !

Oui, selon mobizen, passer d'une voiture personnelle à l'utilisation de l'autopartage permet à un automobiliste urbain moyen de gagner près de 3.500€ annuels sur un budget qui était anciennement de 5.000€. L'utilisation de ce genre d'alternative à la voiture personnelle est donc crédible vu que c'est extrêmement pratique et très avantageux financièrement.

Autres avantages : l'environnement et la vie dans la ville. La vie dans la ville tout d'abord, parce qu'une voiture en autopartage remplace une dizaine de voitures personnelles. Imaginez, même si c'est un peu simpliste, qu'on divise par 10 le nombre de voitures stationnés en surface dans les rues de Toulouse ! L'environnement, ensuite, parce que ça promeut une utilisation raisonnable de la voiture. En effet, en autopartage, la voiture devient légèrement moins facilement accessible, et que les dépenses se font maintenant en fonction de l'utilisation. Plus de "oh, bah je viens de faire 2.000€ de réparations, ils faut que je rentabilise, maintenant !".

Bien sur, ça ne peut pas marcher partout. Par exemple, à Toulouse ça ne marche par parce que... Il n'y a personne qui ne propose ce service actuellement !!!




Mais ça évolue. Mobilib s'est constituée en association le 20 juillet dernier. Son but : se constituer en coopérative le plus rapidement possible pour offrir un service d'autopartage dans le centre ville de Toulouse. Je vous copie-colle l'email que j'ai reçu tout à l'heure :

Nous vous rappelons que ce lundi 1er Octobre 2007 à 20h se tiendra la première et unique réunion constitutive d'un service d'Auto-partage sur Toulouse.

Nous espérons que vous viendrez nombreux et qu'au-delà du nombre, vous exprimerez clairement votre motivation et votre enthousiasme pour ce projet. Nous vous rappelons que sans vous, ce projet ne verra pas le jour.
Il est maintenant temps de prendre en main ce service qui se doit d'appartenir à la société civile ou de faire le choix d'en laisser la direction et les décisions à des société privées dont l'objectif restera avant tout le bénéfice.
Nous ne pouvons que vous conseiller de réfléchir par avance à toutes les questions que vous vous posez. Nous essaierons de trouver le temps de vous apporter une réponse claire et précise.

Nous comptons sur vous comme vous pourrez compter sur nous.

La réunion se déroulera :

à l'ENSEEIHT (au bord du canal entre la CAF, Saint Aubin et la rue Riquet)
2, rue Charles CAMICHEL
à TOULOUSE
(Salle C002 dans le Hall au fond de la cour à droite)
Soyez à l'heure, nous devons rendre la salle vers 22h.


Rappel des grandes lignes du projet :

* Groupement à caractère associatif s'orientant ensuite vers une coopérative
* Minimum de 50 personnes sur un territoire limité, à définir ensemble en fonction des postulants
* Achat de 5 véhicules pour commencer, à l'aide de parts sociales, d'emprunt et de subventions
* Gestion des réservations et facturation simple et très automatisée

Vous trouverez plus d'information (définition de l'auto-partage, fonctionnement) sur le site Mobilib'

Pour nous contacter : info@mobilib.fr


Pour ma part, je ne pense pas avoir les capacités à investir dans ce genre d'aventure — je suis étudiant. De plus je ne serai pas directement concerné par le projet parce que je n'ai pas mon permis, et que je n'habite pas dans le centre ville. Je pense tout de même que j'irai à la réunion, ne serai-ce que pour voir, et si je peux me rendre utile. Si ce billet a motivé du monde pour y aller, ça sera ma première BA.

:hello:

samedi 22 septembre 2007

Tout en haut du "parcotrain"

Tags : Digressions - Transports - Photos



Quand je vois tout cet espace "perdu" dans le quartier de Périole (à gauche du panoramique), juste à côté de la gare Matabiau, par de l'activité d'entretien et de stockage ferroviaire qui n'a pas besoin de se faire en ultracentre ville... J'me dis que pour construire Toulouse autrement qu'en mangeant des terres agricoles, il n'y a pas de problème en fait (enfin, pas trop de problème)...


(Panorama réalisé avec un compact full-auto et sans pied alors excusez la mise au point changeante et le flou par moment...)


:hello:

vendredi 21 septembre 2007

Frémissement de contestation et tout ce qui a transparu du débat sur le Grand Contournement du 13 septembre

Tags : Digressions - Transports - Toulouse et alentours - Politique

13 septembre

19h20, parvis devant le Centre de Congrès Pierre Baudis. Morne parvis, pas âme qui vive, ou presque. Je retrouve Christophe qui était arrivé en avance, pensant que ça commencerait à 19h. Moi qui était arrivé en avance pensant que ça serait la grande affluence...
19h35, mon oreille traîne. Le vice président de la chambre de commerce affirme fermement qu'il est le pour le Grand Contournement parce qu'il est pour tout ce qui est bon pour l'économie Toulousaine. Penserait il la même chose s'il avait lu un minimum le dossier du maître d'ouvrage, spécialement la page 31 et son graphe qui montre que Barcelone (à l'économie asthmatique, c'est bien connu), n'a que 35% de ses déplacements faits en voiture contre contre 60% pour Toulouse, tout en sachant que le Grand Contournement n'est qu'un entonnoir à voitures supplémentaire ? Hum...
20h00, la salle de conférence peine à se remplir.
20h15, le président de la commission particulière du débat public sur le Grand Contournement Autoroutier de Toulouse ouvre la séance. Il loue le quart d'heure toulousain, qui a permis de remplir un peu plus la salle. Beaucoup de chaises restent vides néanmoins, à vue de nez, la salle était remplie aux 3/5ièmes.

Après trois bons quarts d'heure de divers speeches,dont la présentation du concept de Débat Public par le président de la CPDP, puis une présentation générale du projet assez laudative par le vise pres' de la DRE, le débat peut commencer.

Départ sur les chapeaux de roues. Pendant près de deux heures, il y a eu 31 interventions, et parmi elles, seulement trois (je crois) étaient en faveur du Grand Contournement. Tout s'est enchaîné très vite. D'abord Florian Jutisz, président de l'asso Vélo (qui a expliqué qu'il n'intervenait pas pour qu'on rajoute une piste cyclable sur le Grand Contournement) a déclaré qu'il préfèrerait voir de l'argent investi dans une politique cyclable d'agglomération plutôt que dans une nouvelle autoroute, qui contrairement à ce qui est prétendu, ne sera pas gratuite.
Puis un riverain de la rocade du quartier Papus qui est en première loge pour bien remarquer que le tout-voiture (ou du moins le beaucoup-de-voiture) ce n'est pas exempt de conséquences sur la santé. Je m'attendais à ce qu'il fasse une intervention pour le Grand Contournement, avec la supposition qu'il pensait que c'est un aménagement permettant de réduire la circulation sur la rocade. Eh bien non, il a expliqué qu'il pensait que ça ne ferait qu'offrir de l'espace supplémentaire à la voiture, et que les chiffres du dossier montrait que le Grand Contournement n'aurait qu'un effet minime sur l'engorgement de la rocade.
Suivit un agriculteur, qui fustigea la société du "tout-tout-de-suite", et sa nécessité de voiture et de rapidité.
L'apothéose fut l'enchainement en une vingtaine de minutes de prises de parole de Stéphane Coppey, de Christophe Lèguevaques, et de José Cambou (à ce sujet son dossier sur le Grand Contournement), qui ont tour à tour dénoncé la manière mensongère avec laquelle la mairie de Toulouse présente le projet de Grand Contournement comme un projet de seconde rocade, l'argument qui consiste à dire que le Grand Contournement aura un impact en détournant le trafic de transit alors que celui ci restera faible, ainsi que la faiblesse du dossier du maître d'ouvrage sur tout ce qui concerne les modes non-routiers...


La chose la plus marquante pendant ce débat était que de la plupart des interventions de ceux qui sont contre le projet ne se résument pas uniquement à l'expression de la contestation. Elles contenaient des propositions, toutes très diverses. Elles allaient de la promotion du vélo à la critique de notre évolution à se déplacer de plus en plus. Et cette tendance est révélatrice de la carence que porte ce débat public en lui même, dont il ne pourra pas se défaire : il faudrait pouvoir traiter des déplacements et de l'urbanisme de la métropole toulousaine dans un grand débat.

Le saucissonnage entre le débat sur la ligne à grande vitesse, celui sur le Grand Contournement, celui sur la jonction Est, ou l'obsurité avec laquelle ont été crées les différents PLUs et SCOTs (pour le citoyen lambda), voire même la brutalité avec laquelle sont imposés certains projets (tels que le prolongement de la ligne B) sans réflexion globale préalable sur l'ensemble du territoire à desservir justifient cette demande. Car le citoyen se trouve frustré devant un débat du genre de celui du Grand Contournement : on lui montre un projet, on lui demande s'il est pour ou contre, mais on ne lui demande pas s'il voudrait autre chose.

Heureusement la commission du débat public a pris conscience de ce manque, et d'ailleurs de larges plages de temps du débat de ce 13 septembre étaient réservées à "l'environnement", ou bien dans le débat du 19, un des axes prévus était "Si on ne réalisait pas le contournement, que faudrait-il faire à la place ?". Néanmoins ça ne remplace pas une grande remise a plat de la problématique des transports dans l'aire métropolitaine toulousaine, pilotée tant par des experts que par des citoyens. A+ :hello:

Et concernant le Grand Contournement, voici un rappel de quelques billets que j'ai écrit à ce sujet :
"Le grand contournement, une grande bêtise" (juin 2006)
"Le Grand Contournement : on sort l'artillerie lourde" (mars 2007)
et une sélection d'articles :
"Le Grand Contournement - Pour un débat public dans la clarté", sur le site du Conseil Général
"Grand contournement autoroutier de Toulouse Autoroute et/ou facteur 4", sur le blog de Sébastien Bosvieux (septembre 2007)
"Mes quatre vérités sur le Grand Contournement", sur le blog de Christophe Lèguevaques (mars 2007)
"Grand contournement autoroutier de Toulouse : un pas de plus dans le bon sens", sur le blog de Jean-Luc Moudenc (mars 2007)


(Marillion - Kayleigh / Queen - Bicycle Race / Genesis - Calling All Stations / U2 - When The Streets Have No Name / Dragonforce - Storming the Burning Fields / Pink Floyds - Dogs sont passés par mes oreilles pendant la rédaction de ce billet)

vendredi 14 septembre 2007

Bricolage sans clé de huit

Tags : mylife.com - Geek, un peu


Après deux ans et demi et bons et loyaux services, mon fidèle walkman à disque dur, un iRiver iHP 140 montre des signes de faiblesse.

Outre la fatigue du disque dur, qui se fait lent mais qui continue à fonctionner, et le vieillissement de la batterie, deux boutons ont décidé de mourir et ne répondent plus : le bouton "stop" et le joystick central du balladeur.

J'ai décidé d'essayer de le réparer, plutôt que de me jeter immédiatement sur un modèle tout neuf. Tout d'abord parce que j'aime bien ce "vieux" compagnon (quand il fonctionne, je passe mes journées avec). Ensuite parce que ça me coutera moins cher de le réparer que d'en acheter un autre. Et pour finir, ça me permettra d'éviter de produire des déchets électroniques supplémentaires.

Après ouverture, le diagnostic est facile pour le bouton stop : composant dessoudé de la carte mère. Après une brulure de fer à souder sur mon majeur de la main gauche, le problème est réglé.

Par contre, le joystick est flingé. De vieillesse, de sur-utilisation, et peut être aussi à cause de quelques poches de jean qui serrent trop. Bref, il faut le changer. Le dessouder ? Pas un problème. D'ailleurs c'est fait, on peut voir qu'il manque quelque chose de circulaire au centre de la carte mère. Trouver une pièce de remplacement ? Ah non, monsieur, c'est pas importé en France, ni même en Europe visiblement. Désolé, monsieur. Et les boutiques américaines qui le vendent en ligne proposent des frais de port d'une quarantaine de dollars, car elles imposent le passage par Fedex ou UPS. Pour un composant qui vaut dans les 3 dollars, ça fait mal.

Bref il ne me reste plus qu'à demander gentiment à un forumeur américain, par exemple sur un forum spécialisé en ce walkman, de m'en acheter un et de me l'envoyer au tarif lettre by air.

J'vous tiendrai informé des suites de l'aventure. Mais d'avance vous pouvez être sur que quelle que soit l'issue de l'affaire, je n'achèterai pas un ipod (on peut être mac-user et ne pas aimer l'ipod, oui, oui...).